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Dernière étude INSEE/ONDRP sur les femmes victimes de violences

Cette étude, outre les nouveaux chiffres, montre combien il est nécessaire de mieux connaître la situation et le parcours des jeunes femmes victimes de violences en Île-de-France. En effet, les indicateurs disponibles soulignent qu’elles subissent des taux de violences plus élevés au sein du couple. A noter aussi les données inédites sur les femmes en situation de handicap.

A partir de l’enquête nationale par questionnaire « Cadre de vie et sécurité », cette étude croise certaines caractéristiques de la victime déclarée de violences au sein du couple, lorsque celui ou celle-ci habite dans le même logement.

 

A retenir

quelques chiffres :
 

  • 18,7 ‰ (18,7 pour mille) de femmes entre 18-75 ans (soit 271 000 femmes de 18 à 75 ans) ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles  de la part de leur conjoint cohabitant sur deux ans.
     
  • 8,2 ‰ (8,2 pour mille) des hommes ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles  de la part de leur conjoint cohabitant sur deux ans.
     
  • 45% des femmes déclarent avoir subi au moins une violence depuis plus de deux ans.
     

Trois éléments significatifs dans l’analyse des caractéristiques croisées des femmes et des hommes :
 

  • On observe des taux de violences beaucoup plus élevés pour les femmes handicapées ou ayant quelques gênes ou difficultés dans la vie quotidienne (40 ‰ = 40 pour mille). Le taux de violence n’est pas plus élevé pour les hommes handicapés.
     
  • On observe également un taux plus élevé de violences pour les femmes victimes entre 18 et 24 ans (35,3 ‰ = 35,3 pour mille), alors que le taux varie ensuite peu en fonction de l’âge pour les classes d’âge suivantes. L’écart d’âge est également significatif : si le conjoint est âgé de plus de 5 ans par rapport à la femme victime, le taux de violence atteint près de 24 ‰ (24 pour mille) contre 15,3 ‰ (15,3 pour mille) quand l’écart est entre 2  à 5 ans.
     
  • Enfin on observe des taux de violences plus élevés quand d’une part le conjoint a un faible niveau de diplôme ou pas de diplôme, et que ce niveau est inférieur à celui de sa conjointe : les taux de violences peuvent alors aller jusqu’à 40 ‰ (40 pour mille).

 


Focus

Pour mieux connaître la situation et le parcours des jeunes femmes victimes de violences en Île-de-France, l'Observatoire régional des violences faites aux femmes du Centre Hubertine Auclert, en plus de ses précédents travaux toujours d'actualité, mène actuellement une nouvelle enquête sur les jeunes femmes (18-25 ans) franciliennes victimes de violences.


 

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