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SORTIE DE L'ÉTUDE VIRAGE "Violences faites aux femmes dans les espaces publics en Île-de-France"

Pour la première fois, le Centre Hubertine Auclert s’est associé à l’Institut National d’Études Démographiques (INED) pour publier les données pour l’Île-de-France concernant les violences dans les espaces publics de l’enquête Virage (Violences et Rapports de Genres)[1].

 

Une enquête qui montre que les Franciliennes sont plus exposées aux violences sexistes et sexuelles dans les espaces publics, mais surtout que les jeunes femmes de 20 à 25 ans en sont les premières victimes.

LES chiffres

  • Plus d’1 Francilienne sur 3 déclare avoir subi du harcèlement ou des violences sexistes et sexuelles dans les espaces publics au cours de l’année.
  • 1 Francilienne sur 3 déclare avoir été sifflée, interpellée ou abordée sous prétexte de drague dans les espaces publics au cours de l’année.
  • 1 Francilienne sur 10 déclare avoir subi plusieurs fois des faits graves de harcèlement sexiste ou de violences sexuelles dans les espaces publics au cours de l’année.
  • 68% des Franciliennes âgées de 20 à 25 ans déclarent au moins un fait de violence dans l’espace public.

Quels résultats ?

37% des Franciliennes déclarent avoir subi au moins un fait de violence dans l’espace public, contre 25% au niveau national. En Île-de-France, elles représentent 1 million et demi de Franciliennes âgées de 20 à 69 ans.

Cette enquête permet une comparaison entre les femmes et les hommes et montre qu’ils et elles ne sont pas confronté-e-s aux mêmes formes de violence dans les espaces publics. Les femmes sont plus souvent victimes de faits à caractère sexuel (1 femme sur 4 contre 1 homme sur 7), les hommes sont plutôt confrontés à des insultes ou des violences physiques. Les agresseurs sont principalement des hommes : 92,6% des femmes et 76% des hommes ont été agressés par des hommes seuls ou en groupe.

Parmi les femmes qui ont déclaré avoir été sifflées, interpellées ou abordées sous un prétexte de drague, beaucoup ont subi d’autres faits : 1 femme sur 10 a déclaré plusieurs faits souvent répétés et graves à caractère sexuel.

Les spécificités de l’Île-de-France

Les faits graves subis par les Franciliennes ont lieu le plus souvent dans les transports (43%) et dans la rue (40%), alors que la rue arrive en première position au niveau national.

Il existe des disparités entre Paris et la petite couronne : 44% des femmes résidant à Paris déclarent des faits de violences contre 37% en moyenne dans la petite couronne où les résultats ne varient pas entre les départements (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Les habitantes de la grande couronne déclarent moins de violences subies au cours des 12 derniers mois.

Les jeunes Franciliennes particulièrement exposées

68% des Franciliennes âgées de 20 à 25 ans déclarent au moins un fait de violence ou de harcèlement sexiste ou sexuel dans les espaces publics. 40% d’entre elles ont déclaré de la drague importune, et 25% ont déclaré un fait de harcèlement ou d’atteinte sexuelle.

Des données qui incitent à agir

Cette réalité a des conséquences sur le sentiment d’insécurité des femmes, sur leur mobilité mais aussi sur leur santé pour les faits les plus graves. Pour lutter contre ces violences, des actions doivent être menées à différents niveaux.

Marie Pierre Badré, Déléguée spéciale à l’égalité femmes-hommes auprès de madame Pécresse et Présidente du Centre Hubertine Auclert remettra prochainement à Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, un rapport sur la place des femmes dans les espaces publics. Ce rapport propose 31 préconisations à destination des pouvoirs publics, concernant le harcèlement et les violences mais aussi la mixité et l’égalité dans les espaces publics.

> Cliquez ici pour consulter l’enquête complète <

 

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