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Avortement, les croisés contre-attaquent

Type 
Vidéo/Documentaire/Reportage

1974. Simone Veil fait passer la loi sur la dépénalisation de l’IVG. Les femmes françaises ne seront plus jamais obligée de s’enfuir au Pays-Bas pour se faire avorter. Leur droit est acquis. Elles n’auront plus à pratiquer des avortements clandestins extrêmement dangereux pour leur santé et souvent mortels.
2018. Arte diffuse un documentaire glaçant sur les organisations qui lutte contre l’IVG en Europe. Encore aujourd’hui, le droit des femmes à disposer librement de leur propre corps est menacé.
En Italie, de plus en plus de gynécologues refusent de pratiquer l’IVG et se disent « objecteurs de conscience ».
Dans le pays, des associations « pro-vie » organisent même des enterrements de fœtus avec le soutien de certains hôpitaux italiens. Sans que les femmes ayant avorté ne soient prévenues, bien sûr.
En France, la lutte anti-IVG est plus subtile mais tout aussi coriace. Le documentaire prend l’exemple des Survivants, très doués en communication et qui utilisent les réseaux sociaux pour faire sa promotion. Un groupuscule tout aussi dangereux et franchement insidieux.
Ce film d’1h30 soulève la question de la laïcité et de son importance dans la lutte pour le droit des femmes.

Plus de quatre décennies après la loi Veil (1975), le droit à l’avortement subit une offensive concertée en Europe, menée par une nouvelle génération de militants, maîtres en communication et en pétitions. Dans les pays de l’Est, de la Pologne à la Hongrie, il a reculé sous l’égide de gouvernements ultraconservateurs, tandis qu'en Italie, sous l’influence de l’Église, 70 % de gynécologues "objecteurs de conscience" refusent désormais de pratiquer l’IVG – légale depuis quarante ans –, privant les femmes de la liberté à disposer de leur corps.
En France, une petite légion d’activistes pro-life, avec à sa tête un jeune publicitaire, porte le combat sur le terrain culturel auprès des 15-35 ans, au travers des médias et des réseaux sociaux. Entre séduction et désinformation, leur campagne mêle conservatisme et style pop, reprenant pour mieux les détourner la terminologie des féministes. Fédérés et remarquablement organisés, ces soldats antiavortement exercent en outre un puissant lobbying à Bruxelles.
Qui se cachent derrière ces croisés modernes, qui mutualisent leurs pernicieuses méthodes de persuasion et invoquent les atteintes aux droits de l’homme et la liberté de choix (de vivre) dans leur guerre contre l’IVG ?

Publics ciblés 
Étudiant-e-s
Professionnel-le-s de l’éducation
Professionnel-le-s de la santé
Auteur-e-s 
Alexandra Jousset
Andréa Rawlins-Gaston
Année de publication 
2017
Maison d’édition 
Arte
Disponibilité 
À commander
Géographie 
Europe

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