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Les violences subies dans le cadre des études universitaires

Type 
Étude/Rapport/Statistiques

Les violences subies dans le cadre des études universitaires: Principaux résultats des enquêtes Violences et rapports de genre (Virage) réalisées auprès d'étudiant·e·s de 4 universités françaises.
Quinze ans après l’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff), l’enquête «Violences et rapports de genre : contextes et conséquences des violences subies par les femmes et par les hommes », dite enquête Virage, a pour but d’actualiser et d’approfondir la connaissance statistique des violences faites aux femmes tout en étendant son champ d’investigation à la population masculine. L’équipe de l’enquête Virage s’est, entre autres, donné pour objectif de produire des connaissances sur les violences subies dans le cadre des études en général et dans le cadre des études universitaires en particulier. Cet objectif répond à un besoin de connaissance exprimé par les pouvoirs publics, notamment le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et le Service des Droits des femmes du Ministère des solidarités et de la santé. Les Observatoires de la vie étudiante ont eu pour mission de mettre en place une enquête statistique sur le harcèlement sexuel et les violences sexistes subies par la population étudiante.Virage s’inscrit ainsi dans un cadre plus large de développement des politiques d’égalité entre les sexes et d’instauration de protocoles de lutte contre les violences et les discriminations au sein de l’Université. Pour répondre à ces besoins de connaissance, l’enquête Virage interroge les étudiant·∙e·∙s sur les violences qu’ils·∙elles ont pu subir dans le cadre de leurs études.

Ces enquêtes visaient à explorer les formes, les contextes et les conséquences des violences subies dans le cadre des études universitaires. Elles sont ainsi complémentaires au volet de l’enquête Virage réalisé par téléphone auprès de la population générale. Au total, plus de 120 000 étudiant∙e∙s ont été sollicités pour répondre à l’enquête sur internet. Parmi eux, 6 648 étudiant∙e∙s ont répondu à l’enquête et 1 882 étudiant·e·s ont déclaré au moins un fait (1 441 femmes et 441 hommes). Les déclarations de violences paraissent relativement élevées dans les universités : environ un tiers des femmes et un quart des hommes ont déclaré au moins un fait. Deux grands types de violences sont dénoncés : les violences psychologiques d’une part et les violences à caractère sexuel d’autre part, qu’elles soient sans contact, sans pénétration ou avec pénétration. Qu’elles soient psychologiques ou sexuelles, les violences ont des effets néfastes sur les parcours des étudiant∙e∙s. Ceux qui sont encore en études, que nous avons pu enquêter, ont notamment changé d’orientation ou d’établissement, par exemple. Notons enfin, que les étudiant∙e∙s touché∙e∙s par les violences en parlent à leurs amis ou proches, sans pour autant engager de procédures au sein des établissements quand bien même les faits déclarés sont jugés graves.

Auteur-e-s 
Amandine Lebugle
Institut National d'Etudes Démographiques - INED
Justine Dupuis
L'équipe de l'enquête VIRAGE
Année de publication 
2018
Support 
pdf
Disponibilité 
En ligne
Géographie 
Europe

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