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Paye ton gynéco

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Témoignages de sexisme, violence verbale et/ou physique dans le milieu de la gynécologie-obstétrique. Ce tumblr est ouvert à tous les témoignages.
Attention, la majorité des témoignages décrivent des propos ou des situations violentes.

"Et qu'en pense votre copain ?
Je me suis fait poser un DIU au cuivre il y a quelques mois et malheureusement ce moyen de contraception s’est révélé inadapté. Moi qui n’avais jamais connu de douleurs de règles, j’ai commencé à avoir très mal chaque mois puis au bout de quelques cycles mes seins ont commencé à devenir douloureux au point que mon copain pouvait difficilement me prendre dans ses bras et que je ne pouvais plus dormir sur le ventre. J’ai donc décidé de retourner vers mon gynécologue pour retirer mon DIU.La dernière fois que je l’avais vu, je m’étais dit qu’il fallait que je trouve un autre praticien après l’avoir entendu dire que « ma contraception était efficace puisque [je n’étais] pas enceinte » alors que je venais lui dire que désormais je souffrais durant mes règles. Pour lui, ma douleur ne comptait pas : on demande à une contraception d’éviter toute grossesse. Point. Faute de temps, je suis retournée chez lui et me disant qu’après le retrait de mon stérilet, je chercherais quelqu’un d’autre, et autant dire que ce dernier rendez-vous a bien confirmé mon envie de ne plus jamais le revoir.De nouveau, je ne suis pas sentie entendue. Lorsque j’ai parlé des douleurs que je ressentais depuis la pose du DIU, pour lui, c’était normal. Quand j’étais sous pilule j’avais oublié ce qu’étais un cycle naturel, or j’avais arrêté pendant un an la pilule avant la pose du DIU et je n’avais jamais eu à me plaindre de quoi que ce soit durant cette période. Puis quand j’ai évoqué de mes craintes vis-à-vis de la prise d’hormones, il les a balayées du revers de la main en me disant, que « [je lisais] trop Biba ». Merci pour la condescendance ! J’attendais qu’on me rassure avec des données scientifiques, pas qu’on me donne le sentiment d’être une idiote. Mais le pompon, c’est quand j’ai parlé de mon désir de ne pas avoir d’enfant dans ma vie. Là bien entendu, j’ai eu droit à l’éternel « mais vous verrez avec le temps vous changerez d’avis » suivi du plus original « et qu’en pense votre copain ?… Vous savez par amour, on peut faire beaucoup de choses. » J’ai bien compris que le « par amour » ne voulait pas dire que mon copain allait renoncer à son éventuel désir d’enfant, mais que moi je pourrais bien lui faire ce plaisir d’avoir un bébé, alors que je n’en ai aucunement envie.J’en suis sortie avec le sentiment d’être réduite à un utérus, à un corps dont on se fout du ressenti, un corps qui d’ailleurs ne m’appartiendrait pas pleinement.Autant dire que cette fois, c’est sûr je ne retournerai jamais chez ce « gynécologue »."
submission payetongyneco Anonyme

Et voilà, vous n'avez plus qu'à aller violer votre copain
Après m'être fait poser un implant contraceptif hormonal. Mon copain m’attendait dans la salle d'attente. Quand j'ai répondu au gynéco que mon compagnon n'aimerai pas être violé, il m'a répondu que si, tous les hommes aiment ça.Je peux également préciser que j'ai du insister fortement pour qu'il accepte de me poser l'implant, car d'après lui toutes les femmes l’enlèvent au bout de 6mois (et alors ?) car elles ne supportent pas les effets secondaires , que ce n'est qu'une mode, qu'elles ne se rendent pas compte.
J'ai du bien appuyer sur le fait que j'étais au courant des effets secondaires mais que c'était quand même mon choix, que j'avais envie d'essayer pour voir si ça me convenait. Je l'ai gardé 2ans et demi.Je suis maintenant suivie par une sage femme très compétente, et je m'en porte très bien.
submission payetongyneco

Bref, elle me dit qu'avant de me laisser rentrer chez moi il fallait passer par un examen gyneco. Je rentre donc dans la salle et voit une nouvelle gynécologue entrer, me poser quelque questions (j'ai du répéter les mêmes choses une 10aine de fois en 3 jours). Puis je remarque un jeune homme dans le fond de la salle.

La gynécologue me présente donc Matthieu son interne. Puis me dit de me déshabiller pour l'examen. J'enlève mes vêtements et m'arrête à la culotte, en pensant que le Matthieu allait sortir, mais non. Je regarde la gynéco, je regarde le Matthieu, la gynéco me dit sur un ton Pressé: bah allez faut enlever la culotte maintenant! J'enlève donc ladite culotte… maculée de sang, fausse couche oblige. Je ne savais plus où me mettre. Je me cache nerveusement les parties intimes avec mes mains. Je regarde le Matthieu. La gynéco fait semblant de ne pas avoir vu ma détresse ou pas gêne. Me somme de m'allonger sur la table d'examen. La suite de l'examen ne fut pas trop douloureuse, mais extrêmement gênante. Je regardais la plupart du temps par la fenêtre. D'ailleurs le Matthieu à eu le “tact” de ne pas me regarder et de se concentrer sur l'écran du moniteur… J'en suis ressortie avec la sensation d'avoir été exhibée en classe de médecine. Aujourd'hui après en avoir parlé à des amies je me suis jurée que ca ne m'arriverait plus.
payetongyneco

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2017
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Europe

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