Vous êtes ici

palmares 2011 du Prix du Centre Hubertine Auclert


L’analyse des manuels de seconde, générale et technologique, et de CAP parus en 2010 a mis en évidence des efforts notables pour transmettre une histoire mixte. Cependant, ces efforts sont encore trop rares.
 

En conséquence, le jury n’a pu décerner cette année le « Prix d’excellence égalitaire d’Hubertine ».
 

Toutefois, le jury tient à saluer le manuel de 2nde générale et technologique dont la rédaction a été coordonnée par Guillaume Le Quintrec, paru aux éditions Nathan, pour avoir contribué à la transmission d’une histoire mixte, pour le choix original et audacieux des ses références.

Le jury attribue donc à ce manuel les « Encouragements égalitaires d’Hubertine ».


Soucieux de pouvoir décerner le Prix d'excellence dans les années à venir, le jury a souhaité pointer avec précision certains usages afin que ce prix et surtout le travail effectué en amont puissent être utiles aux éditeurs-trices, aux auteur-e-s de manuels et aux enseignant-e-s :
 

L’Histoire présentée aux élèves dans les manuels demeure prioritairement celle des hommes, sans « H ».

C’est l’histoire d’un seul sexe, masculin, et non celle de l’humanité, composée d’hommes et de femmes, qui est encore aujourd’hui enseignée. Ce constat s’appuie sur des données quantitatives qui attestent la sous-représentation des femmes dans le récit historique.

Les femmes apparaissent en annexe de l’Histoire, ce qui contribue à les marginaliser.

Les femmes apparaissent davantage dans des dossiers qui leurs sont dédiés, au détriment d’une présence dans le corps du texte, au cœur de la leçon. Qu’ils concernent des femmes d’envergures ou des femmes lambda, ces dossiers marginalisent les femmes du récit historique et pour reprendre l’expression de l’historienne Annie Rouquier, ces dossiers occasionnels mettent les « femmes au rang de la locomotive ou du château fort et n’en font pas un sujet de l’histoire »

Certains clichés demeurent tenaces et sont rarement questionnés

Les femmes sont davantage représentées dans la sphère privée, ou conformément à une répartition sexuée traditionnelle du travail. Elles sont également souvent représentées, aussi bien dans les documents iconographiques que textuels, à travers le prisme d’un désir stéréotypé des hommes qui définissent, peignent ou dessinent les femmes. L’omniprésence de la femme-symbole n’est pas questionnée.

 

Le Jury est composé de 11 personnalités issues des champs scientifiques et universitaires, politiques et associatifs.

Il est présidé par :

- Annette Wieviorka, historienne, auteure du rapport « Quelle place pour les femmes dans l’histoire enseignée ? » réalisé au sein du Conseil économique et social en 2004.

Les membres du Jury sont :

- Henriette Zoughebi, Vice-Présidente du Conseil Régional d'Île-de-France en charge des lycées et des politiques éducatives

- Abdelhak Kachouri, Vice-Président du Conseil Régional d'Île-de-France en charge de la citoyenneté, de la politique de la ville et de la sécurité

- Djeneba Keita, Conseillère régionale, présidente du Cente Hubertine Auclert

- Irène Jami, Professeure d’Histoire, représentante de l’association Mnémosyne, association pour le développement de l'histoire des femmes et du genre

- Véronique Chauveau, Professeure de Mathématiques, représentante de l’association Femmes et Mathématiques

- Bénédicte Fiquet, Représentante de l’association Adéquations

- Isabelle Collet, Représentante de l’association Maison des femmes de Montreuil
 

Lire le communiqué détaillé du Jury sur le Palmarès 2011

Restons en contact

S’abonner à la newsletter