Les deepfakes à caractère sexuel s’imposent aujourd’hui comme une forme émergente et préoccupante de cyberviolence qui s’inscrit avant tout dans un continuum de violences sexistes et sexuelles, touchant très majoritairement les femmes.
Ce type de deepfake suscite encore trop souvent un sentiment de gêne ou de honte du côté des victimes, empêchant la dénonciation systématique de telles pratiques : il est donc urgent d’informer et de sensibiliser pour mieux qualifier et condamner ces actes.
Le Centre Hubertine Auclert est une structure pionnière sur la connaissance et la lutte contre les (cyber)violences. Dans le prolongement de notre dernière étude et campagne de sensibilisation sur le sujet, nous vous partageons ce décryptage ainsi qu’un webinaire sur les deepfakes à caractère sexuel avec une analyse complète du phénomène : définition, état des lieux, cadre légal et recommandations concrètes pour accompagner les victimes.
Et l’enjeu est loin d’être uniquement technique, il est avant tout collectif et politique : c’est en s’attaquant aux causes des inégalités et des violences que nous pourrons lutter de façon efficace et pérenne. S’il est urgent de se former et de s’outiller spécifiquement sur ce nouveau sujet pour mieux accompagner et protéger les victimes, il est tout aussi crucial de développer dès le plus jeune âge une éducation qui intègre spécifiquement les enjeux de consentement et de respect de la vie privée.