L'inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, en septembre prochain, de la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles constitue une avancée majeure !
Elle marque une reconnaissance politique de l'ampleur systémique de ces violences et de la nécessité d'y apporter une réponse globale : mieux prévenir, mieux protéger les victimes, mieux accompagner les parcours de sortie des violences et renforcer la réponse judiciaire.
Mais une loi, aussi ambitieuse soit-elle, ne transforme pas à elle seule la réalité. Sans moyens humains, financiers et matériels à la hauteur des enjeux, les droits nouveaux risquent de rester de simples promesses.
Aujourd’hui, les associations féministes sont les premières interlocutrices de nombreuses victimes et des actrices incontournables de la prévention et du changement des représentations, leur action est indispensable. Et pourtant, leurs financements sont de plus en plus précaires et insuffisants.
À l'approche de cette échéance parlementaire, il est essentiel que l'engagement législatif s'accompagne d'un engagement budgétaire. Donner aux associations féministes spécialisées les moyens d'agir, garantir des financements pérennes, renforcer les dispositifs d'accompagnement, former les personnels : telles sont les conditions du changement que nous attendons toutes et tous depuis des années. Le Centre Hubertine Auclert poursuit son engagement à leurs côtés afin de faire reconnaître le rôle essentiel de celles et ceux qui agissent chaque jour sur le terrain.
Soutenir les associations féministes n'est pas un choix accessoire : c'est une condition de l'efficacité des politiques publiques de lutte contre les violences !