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Journée des référentes et référents Égalité des établissements scolaires franciliens 2026

Mis à jour le 12/02/2026

Mardi dernier, le 10 février 2026, le Centre Hubertine Auclert organisait la quatrième édition de la journée interacadémique des référentes et référents Égalité filles-garçons. Retour en images.

Une journée événement à destination des personnels de l'éducation en Île-de-France

Photo de la journée des référent·es Égalité IDF, le jeudi 13 février 2025 au lycée Louis Le Grand (75)

Le 10 février 2026, le Centre Hubertine Auclert organisait la quatrième édition de la journée interacadémique des référentes et référents Égalité filles-garçons. Plus de 300 participants et participantes se sont réunis au Lycée Louis Le Grand pour une journée d’échanges et de réflexions autour des masculinités, de la sexualité et de l’engagement des jeunes. 

 

 

 

Une journée de formation et de partage

Chaque année, cette journée, organisée en partenariat avec les rectorats de Créteil, Paris et Versailles, offre aux référentes et référents Égalité l’occasion de renforcer leurs connaissances et d’acquérir des outils concrets pour agir dans leurs établissements.

Cette édition a été marquée par un programme riche et varié, mêlant conférences, tables rondes et ateliers, qui ont permis de croiser perspectives universitaires, associatives et expériences de terrain. 

Se former à l’égalité

Aurore Vayer, doctorante au sein du groupe de recherche G-RIRE, et Isabelle Collet, dirigeante de l'équipe G-RIRE

La matinée a débuté avec la conférence introductive « La toile de l’égalité : un outil pour agir et former à l’égalité », proposée par Isabelle Collet et Aurore Vayer de l’Université de Genève. Crée par l’équipe pluridisciplinaire G-RIRE, cet outil pédagogique a été conçu pour aider les professionnelles et professionnels de l’éducation à réfléchir sur l'impact de leurs pratiques pédagogiques en matière d'égalité en promouvant une approche globale permettant d'appréhender différents types de discriminations. 

Explorer les masculinités contemporaines

La table ronde « Masculin pluriel : regards croisés sur les masculinités contemporaines et comment en parler avec les jeunes » a invité à repenser les masculinités contemporaines dans toute leur complexité. Il est en effet essentiel que ces enjeux ne soient pas l’apanage exclusif des courants masculinistes, mais qu’ils soient pleinement investis par les acteurs et actrices de l’égalité. Les échanges ont souligné la nécessité de valoriser des masculinités féministes et inclusives, capables de déconstruire les stéréotypes et d’ouvrir des espaces d’émancipation pour l’ensemble des individus. Enfin, la discussion a insisté sur l’importance de questionner les processus de socialisation dès le plus jeune âge, car la construction des identités masculines s’inscrit dans des mécanismes liés aux rapports de domination, notamment le racisme et le classisme. Interroger la masculinité implique donc d’adopter une approche attentive aux inégalités structurelles et aux trajectoires multiples et variées. 

Quand les jeunes interrogent sexualité et normes de genre

La conférence de Tania Lejbowicz, « La sexualité qui vient : quand les jeunes questionnent l’hétérosexualité et la binarité », a montré que, post #MeToo, les jeunes remettent de plus en plus en question les normes de genre et la binarité sexuelle, avec une augmentation inédite des identifications bi et pansexuelles. Si les filles semblent s’éloigner plus rapidement de l’hétéronormativité, la détresse psychologique des jeunes LGBTQIA+, en particulier les jeunes pluri-sexuels (bi et pansexuel), reste préoccupante et nécessite une attention particulière pour leurs expériences singulières. 

De gauche à droite : Luna Hesham, Marina Ricci et Marie-Lou Raymondon (Association BiPan Paris), Corinne Mélis (Association Quartiers du Monde)

Le tour de table « Agir avec, par et pour les jeunes » a permis de découvrir des initiatives concrètes, comme celles du collectif Bi-Pan Paris et du projet « Parlons masculinités » de Quartiers du Monde. A travers la participation de Luna Hesham, ancien·ne membre du collectif AGIS du Lycée Colbert, le besoin des jeunes LGBTQIA+ de disposer d’espaces sûrs pour se retrouver et échanger, notamment face à des violences ou des rejets parentaux, a été mis en lumière.  

Tout au long de la journée, les participants et participantes ont souligné l’importance de valoriser l’engagement des jeunes, de créer des dispositifs avec et pour eux et elles, et de ne pas laisser les questions liées aux masculinités aux seuls masculinistes.

Les échanges ont rappelé qu’agir contre les violences de genre et promouvoir l’égalité nécessite de tisser des réseaux, de créer des espaces-ressources et de donner aux jeunes les moyens de prendre part aux projets qui les concernent. 

Des outils pour agir au quotidien

Le Centre Hubertine Auclert a également présenté des ressources pour sensibiliser et former, à destination des équipes pédagogiques et des élèves. Cela fut ainsi l’occasion de présenter aux référentes et référents la dernière campagne du centre contre les (cyber)violences, la campagne “Gênant ? Surtout violent”

Affiches de la campagne "Gênant ? Surtout violent !" - Lycée Louis Le Grand

Remerciements

Le Centre Hubertine Auclert remercie :

  • Les Missions égalité des académies de Paris, Versailles et Créteil, ainsi que ses partenaires nationaux : le CLEMI et la DGESCO.
  • Le Lycée Louis Le Grand pour son accueil et son soutien logistique.
  • Les intervenants et intervenantes: Isabelle Collet, Aurore Vayer, Sikou Niakaté, Lucie Wicky, Daisy Letourneur, Yuming Hey, Tania Lejbowicz, Luna Hesham, Marie-Lou Raymondon et Marina Ricci.
  • Les associations partenaires pour leur participation : Bi-Pan Paris et Quartiers du monde.

Le Centre Hubertine Auclert remercie le ministère de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieure et de la recherche et le conseil régional d'Île-de-France en tant que financeurs.

Crédits photos : Centre Hubertine Auclert